La coédition Calmann-Lévy

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Oneg Shabbès, Journal du ghetto de Varsovie de Emanuel Ringelblum

oneg-shabbat(Traduit du yiddish par Nathan Weinstock et Isabelle Rozenbaumas)
Emanuel Ringelblum et quelques Juifs du ghetto de Varsovie mettent en place une équipe de collecte d’informations et de documents qui se réunit chaque samedi sous le nom d’Oneg Shabbat (Oneg Shabbès en yiddish), « la joie du shabbat ». Dans le même temps, Ringelblum tient un Journal, rédigé en yiddish. Au fil des mois, la description de l’effroyable misère organisée par les Allemands prend le dessus. S’impose aussi la description (et la colère froide qui l’accompagne) de la trahison d’une partie des classes dominantes juives, de la bassesse de beaucoup, de la trahison d’une poignée. Mais l’auteur met aussi en lumière la solidarité et la vivacité de la résistance culturelle à ce martyre. La présente traduction de ce manuscrit retrouvé à la Libération comprend l’intégralité des chroniques quotidiennes de Ringelblum.

 

journal-leib-rochmannJournal 1943-1944 de Leïb Rochman

(Traduit du yiddish par Isabelle Rozenbaumas, éd. Calmann-Lévy/coll. Mémorial de la Shoah, février 2017)
Leïb Rochman (1918-1978), l’auteur du chef-d’oeuvre À pas aveugles de par le monde, rédige son Journal entre 1943 et 1944 alors qu’il (sur)vit caché avec sa femme, sa belle-soeur et deux amis derrière une double cloison dans la ferme d’une paysanne polonaise, puis dans une fosse creusée dans une étable. Leïb Rochman et ses compagnons entendent le monde extérieur, en particulier les conversations de leur hôte avec des villageois voisins qui déplorent de ne plus trouver de Juifs à livrer à la mort en échange de quelques kilos de sucre. Outre sa beauté littéraire, ce témoignage est l’un des plus puissants récits sur la Shoah dans les campagnes polonaises.

 

carnet-clandestinite-flinkerCarnets de clandestinité – Bruxelles, 1942-1943 de Moshé Flinker

(Traduit de l’hébreu par Guy Alain Sitbon, éd. Calmann-Lévy/coll. Mémorial de la Shoah, février 2017)
À 16 ans, Moshé Flinker quitte les Pays-Bas avec ses parents et ses six frères et soeurs pour tenter d’échapper aux persécutions nazies. Arrivé à Bruxelles, il commence à écrire son journal en hébreu. Fin connaisseur de l’histoire juive, fort d’une foi profonde, ses écrits sont animés de la conviction que la création d’un État juif sur la terre ancestrale est la seule réponse possible à une tentative d’extermination unique dans l’histoire. Son Journal se termine le 19 mai 1943 par ces mots : « J’ai l’impression d’être mort. Me voici. » Le 19 mai 1944, il est déporté à Auschwitz et disparaît à Bergen- Belsen en janvier 1945.