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15e anniversaire du génocide des Tutsi au Rwanda
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15e anniversaire du génocide des Tutsi au Rwanda |
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Entre avril et août 1994, en moins de cent jours, entre 800 000 et 1 million de Tutsi sont exterminés au Rwanda. Cette entreprise d’extermination n’a pas été déclenchée de façon subite et irraisonnée sous la pression de circonstances politiques imprévues. Elle a, au contraire, été minutieusement préparée par une faction extrémiste au sein de l’appareil d’un État fortement centralisé, avec des forces paramilitaires entraînées à cet effet, une administration, et le soutien massif d’une population conditionnée depuis des mois à tuer.
Quinze ans après, il s’agit de nommer les pratiques criminelles du printemps 1994 et d’affronter l’angoisse qui nous saisit chaque fois que l’on se penche sur cet abîme. En évitant de plaquer des schémas anciens sur des réalités nouvelles, car tout, en effet, dans le génocide des Tutsi au Rwanda, semble s’inscrire hors des schémas connus et, sans doute, au-delà.
Manifestation organisée en partenariat avec le Centre régional d’information des Nations Unies pour l’Europe occidentale, Bruxelles.

Lieu : Auditorium Edmond J. Safra Entrée libre pour toutes les séances Réservation : 01 53 01 17 42
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Jeudi 2 avril 2009, 19h30 Projection-rencontre
Kigali, des images contre un massacre de Jean-Christophe Klotz (France, documentaire, 2006, 94 min, Sophie Dulac Distribution)
Mai 1994. Kigali, capitale du Rwanda, est livrée aux milices extrémistes Hutu ainsi qu'à l'armée rwandaise. L'auteur, à l'époque reporter-cameraman, est atteint d'une balle à la hanche lors de l'attaque d'une paroisse où se trouve une centaine de réfugiés. Dix ans après, il retourne sur les lieux pour retrouver la trace des éventuels survivants et de ses éphémères « compagnons de route ».
Ce film propose une réflexion sur les limites du pouvoir de l’image, sur le traitement à la fois médiatique et politique de ces événements.
En présence de Jean-Christophe Klotz, réalisateur, Marcel Kabanda, historien, consultant à l’UNESCO, président d’Ibuka-France, et Yves Ternon, docteur en histoire à l’université Paris IV-Sorbonne.
Manifestation organisée en partenariat avec Ibuka-France. Souviens toi Mémoire et Justice.
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 Kigali Memorial Center Copyright : Mémorial de la Shoah / CDJC
Jeudi 14 mai 2009 Projections-rencontre
La trilogie des Gacaca au Rwanda d'Anne Aghion
Dans cette série, la réalisatrice Anne Aghion examine en profondeur la façon dont, après le cataclysme de la violence de masse du génocide perpétré contre les Tutsi en 1994, une petite colline rwandaise se prépare et traverse une extraordinaire expérience de justice participative. Cette trilogie, filmée sur près de dix ans, est une chronique unique d’une société en transition.
18h Gacaca, revivre ensemble au Rwanda ? (France, États-Unis, documentaire, 2002, 55 min, Gacaca productions)
Huit ans après le génocide, ce film relate les premiers pas de la tentative de réconciliation des Rwandais, à travers une forme de justice participative, les Gacaca, juridictions que le gouvernement commence à mettre en place. Gacaca, revivre ensemble au Rwanda ? repose sur les témoignages de plusieurs membres d’une petite communauté, rescapés et détenus, qui se retrouvent face à face dans les préliminaires de cette « justice rendue sous les arbres ».
19h Au Rwanda on dit… La famille qui ne parle pas meurt (France, États-Unis, documentaire, 2004, 54 min, Gacaca productions)
Dix ans après le génocide, et alors que 16 000 prisonniers qui ont avoué leurs crimes sont relâchés, ce film suit le retour d’un prisonnier libéré sur sa colline et observe l’impact de ce retour sur la population de cette petite communauté. Anne Aghion montre victimes et bourreaux qui tentent de reconstruire leur avenir commun et découvrent peu à peu le pouvoir libérateur de la parole. Le film a été couronné d’un Emmy Award en 2005.
Lieu : Auditorium Edmond J. Safra Entrée libre pour toutes les manifestations Réservation : 01 53 01 17 42
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Dimanche 17 mai 2009 Tables rondes
À l’occasion de la publication de
Rwanda. Quinze ans après. Penser et écrire l’histoire du génocide des Tutsi (Revue d’histoire de la Shoah n°190, éd. Mémorial de la Shoah, janvier-juin 2009)
Le génocide des Tutsi du Rwanda fut un déferlement de cruautés caractérisées par la dimension populaire et intrareligieuse du massacre et par l’éclatement des familles quand une partie de la fratrie mit l’autre à mort.
Le génocide des Tutsi est enfin singularisé par le retour des meurtriers dans les communautés d’origine, une situation entraînant jusqu’à aujourd’hui la cohabitation forcée entre survivants et bourreaux.
Disponible à la librairie du Mémorial!
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14h30 Les faits et la négation des faits
• Rwanda 1994. Analyse d’un processus génocidaire. Par Yves Ternon. • Comment ne pas reconnaître un génocide ? Par Méir Waintrater, directeur de la revue L’Arche. • Le génocide des Tutsi rwandais dans le regard sur les violences extrêmes du xxe siècle. Par Stéphane Audoin-Rouzeau, co-directeur du Centre de recherche de l'Historial de la Grande Guerre. • L’histoire des vaincus. Négationnisme du génocide des Tutsi au Rwanda. Par Hélène Dumas, doctorante, Centre d’études africaines, EHESS.
Animée par Georges Bensoussan, historien, rédacteur en chef de la Revue d’histoire de la Shoah.
16h30 Témoigner et survivre
• Survivre au génocide des Tutsi au Rwanda. Par Théodore Simburudali, Président d’Ibuka – Souviens- toi. Mémoire et Justice. • Le temps de l’extrême : génocide et temporalité. Par Régine Waintrater, psychanalyste et thérapeute. • Filmer les témoins du génocide des Tutsi. Constat et perspectives de recherche. Par Anne Lainé, réalisatrice.
Animée par Assumpta Mugiraneza, responsable du projet « Dire, penser… Écrire l’histoire du génocide »
Lieu : Auditorium Edmond J. Safra Entrée libre pour toutes les manifestations Réservation : 01 53 01 17 42
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Mardi 19 mai 2009, 19h Table ronde
Juger et réparer
En quinze ans, nombre de procès ont été tenus au Rwanda, au TPIR et en Belgique. Néanmoins, un très grand nombre de dossiers restent à instruire. Un crime de masse ne signifie pas seulement une masse de victimes, mais aussi un grand nombre de coupables, une gageure si l’on veut faire justice. Sur ce plan, la reconnaissance en droit du génocide et des victimes a apporté un début de réparation. En ce qui concerne la réparation matérielle, tout reste à faire et doit être fait. Les victimes et le pays en ont besoin pour se reconstruire.
En présence d’Antoine Garapon, secrétaire général de l’Institut des hautes études sur la justice, Théodore Simburudali, président d’Ibuka – Souviens- toi. Mémoire et Justice, et Jariel Rutaremara, ancien magistrat au Rwanda ayant participé aux premiers jugements des responsables du génocide.
Animée par Marcel Kabanda, historien, consultant à l’UNESCO, président d’Ibuka-France.
Lieu : Auditorium Edmond J. Safra Entrée libre pour toutes les manifestations Réservation : 01 53 01 17 42
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