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Exposition Du 21 octobre 2005 au 19 mars 2006 |

L'affiche du film Le procès de Nuremberg. Coll CDJC
La salle d'audience du tribunal international de Nuremberg, le plaidoyer de Göring. © Mémorial de la Shoah

La salle d'audience du tribunal international de Nuremberg. Les accusés : Göring, Hess, Ribbentrop, Keitel, Sauckel. ©Mémorial de la Shoah |
Il y a soixante ans, le 20 novembre 1945, s'ouvrait à Nuremberg, en Allemagne, le procès des principaux responsables du régime nazi. Son caractère exceptionnel, sa longueur (près de douze mois), le nombre des accusés, l’horreur et la dimension des crimes commis, ont conduit les représentants de la presse mondiale à suivre les dix mois d’audience, relatant les attitudes des accusés, les duels verbaux entre accusés et procureurs, et le déroulement des débats. Les nombreux clichés issus de cette médiatisation font aujourd’hui la richesse du fonds documentaire lié au procès.
Du 21 octobre au 30 décembre 2005, l’exposition "Le procès de Nuremberg", propose, sous la direction d’Yves Ternon, docteur en histoire à l’université de Paris IV – Sorbonne, de revoir ces photographies, et de découvrir de nombreuses affiches et archives originales dont celles qui furent données au Centre de documentation juive contemporaine à l’issue du procès (1).
Pour mieux comprendre le contexte global du procès du Tribunal militaire international, l’exposition évoque ses préparatifs, son déroulement, la spécificité des chefs d’accusation, ses différents acteurs - juges, procureurs, témoins, accusés-, les 12 procès successifs (2), mais aussi l’immense couverture médiatique dont a bénéficié ce procès unique de l’histoire.
(1) En 1945, le Centre de documentation juive contemporaine est sollicité par le gouvernement français, à travers Edgar Faure, afin d’étayer la plaidoirie française aux procès de Nuremberg. Le CDJC transporte sa documentation à Nuremberg et bénéficie d’une représentation permanente pendant les procès, devenant l’un des destinataires officiels de tous les documents alors en circulation. L’activité déployée par le CDJC à Nuremberg lui vaut la reconnaissance du procureur général Telford Taylor, qui autorise Léon Poliakov et Joseph Billig (membres fondateurs du CDJC) à puiser dans les archives de ce premier grand procès international. Ce rôle d’aide à la justice inauguré lors des procès de Nuremberg s’est poursuivi jusqu’à aujourd’hui, durant ceux des responsables et complices de la solution finale en Allemagne, en France et en Israël où Georges Wellers, le responsable scientifique du CDJC fut appelé à déposer.
( 2) A l’issue du premier procès,douze autres procès furent intentés devant les tribunaux militaires américains dans chacune des quatre zones occupées par l’Allemagne. Des médecins, des juristes, des militaires, des industriels ayant pris part à la politique d’Hitler sont jugés entre 1946 et 1949.
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