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dimanche 17 juin 2018

À l occasion du cinquantenaire de la mort de Fritz Bauer (1er juillet 1968), deux films, deux hommages, reviennent sur le parcours du procureur allemand.

à 14 h 30

Fritz Bauer, un procureur contre le nazisme de Catherine Bernstein (France, documentaire, 57 mn, Kuiv Productions, Arte France, 2018. Avec le soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah)

en avant-première

Pour se reconstruire démocratiquement le pays doit juger les criminels nazis, Fritz Bauer, procureur de la jeune République fédérale d Allemagne, en est convaincu. Malgré les oppositions et les controverses, il initie un certain nombre de procès, dont le plus connu est celui dit d Auschwitz, qui se déroula à Francfort. Tandis que la RFA affronte pour la première fois les démons de son histoire, les jeunes Allemands découvrent les crimes de leurs parents.

En présence de la réalisatrice et de Nicole Bary, coauteure. Entrée libre sur réservation

à 16 h 30

Le procès d Auschwitz, la fin du silence de Barbara Necek (France, documentaire, 52 mn, 13 Productions, France Télévisions, Toute l Histoire, 2017. Avec le soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah)

en avant-première

Le 20 décembre 1963 s ouvre le procès d Auschwitz à Francfort. Sur le banc des accusés, des Allemands comme les autres. Leur particularité : tous ont été SS pendant la guerre et ont servi dans un camp nazi installé à côté du village polonais Oświęcim, en allemand « Auschwitz ». Face à eux, près de 360 témoins, dont 211 survivants d Auschwitz. Dans une Allemagne hostile à la vérité, ils vont confronter pour la première fois le pays avec les crimes de son passé et révéler au monde l horreur d Auschwitz.

En présence de la réalisatrice et de Guillaume Mouralis, chargé de recherche, CNRS.

Entrée libre sur réservation

jeudi 12 juillet 2018 à 19 h 30

Hippocrate aux enfers de Jean-Pierre Devillers (France, documentaire, 80 mn, Pulsation Productions, écrit par Michel Cymes et Claire Feinstein, 2017)

De 1933 à 1945, la recherche médicale occupe une place privilégiée au sein du IIIe Reich. Pour valider son idéologie, fondée sur la classification des races, le nazisme a besoin de la médecine et de ses praticiens. Plus de 70 % des médecins allemands répondent à cet appel. Un engagement qui coûte la vie à plusieurs milliers de déportés utilisés comme cobayes. Petit-fils de déportés, l auteur retrace le parcours de certains de ces docteurs et cherche à comprendre comment ceux qui ont, comme lui, prêté le serment d Hippocrate, ont pu commettre de telles atrocités.

En présence de l auteur Michel Cymes et de Bruno Halioua, historien de la médecine.

Tarifs : 5 /3