AURIAULT Antoine                                                                       

 

 

 

CE QUE J’AI VU …

 

La première image du camp que j’ai vu et qui est sûrement celle qui m’a le plus marqué est « la porte de la mort » qui est la porte par laquelle les déportés arrivaient dans les wagons à bestiaux. Notre première visite a été celle des toilettes des déportés et la caractéristique de ce bâtiment est qu’il accentue la déshumanisation. Le deuxième bâtiment est un baraquement parmi les milliers qui existaient où dormaient les prisonniers. Là, régnaient les maladies (Typhus, Dysantrie). Puis pour finir la visite du matin, nous avons vu les ruines des chambres à gaz et des fours crématoires car ils ont été détruits par les nazis en 1945 avant de partir, ainsi que le « Canada » qui est le lieu où était entreposé les vêtements, nourriture ou argent des déportés.

 

Lorsque je suis rentré dans le camp, j’étais sans voix, pris par l’immensité, l’histoire et les horreurs de ce lieu. Tout au long de la visite j’ai essayé de m’imaginer toute l’horreur, toute la violence qu’il y avait et ça, c’était le plus dur. Mais la présence de Ginette Kolinka, une ancienne déportée, m’a aidé par ses histoires, ses anecdotes, à tout mettre en forme. Le moment le plus triste, qui a touché tout le monde, a été le recueillement au mémorial qui est placé au pied des ruines des chambres à gaz et à la fin de la voie ferrée qui amenait les déportés à la mort. En effet, après un discours très sensible du responsable en France du mémorial de la Shoah nous expliquant surtout quels étaient nos devoirs envers les gens afin que le génocide des juifs ne soit pas oublié, il y a eu un poème d’un juif roumain mort à Auschwitz qui a bouleversé l’ensemble des personnes y compris Ginette qui s’est mise à pleurer en pensant à son petit frère qui avait 11 ans lorsqu’il a été gazé et qui ne demandait qu’à vivre.

 

 

CE QUE J’AI RESSENTI …

 

Le ressenti d’une visite comme celle-là est un mélange d’incompréhension, de tristesse et de devoir. En effet, notre rôle est de faire perdurer le souvenir de ce crime contre l’humanité qui a coûté la vie à des millions de juifs, d’en tirer des leçons afin que cela ne se reproduise pas.