La Revue d’Histoire de la Shoah

Seul périodique européen consacré à l’histoire de la destruction des Juifs d’Europe, et première revue d’histoire sur le sujet, cette publication est essentielle pour tout étudiant ou chercheur travaillant sur cette césure de l’histoire. Elle entend donner un aperçu des chantiers actuels de l’historiographie du judéocide.

La Revue d’histoire de la Shoah ouvre également son champ d’étude aux autres tragédies du siècle : le génocide des Tutsi au Rwanda, celui des Arméniens de l’Empire ottoman et le massacre des Tsiganes.

La RHS est accessible en ligne gratuitement sur Cairn.info pour les numéros parus entre 2005 et 2016

→Retrouvez notre communiqué concernant la parution du 211ème numéro de la RHS

 

RACONTER LA SHOAH – 40 ANS D’ÉCRITS PERSONNELS DANS LE MONDE JUIF

(Revue d’histoire de la Shoah, n°211, ed. Mémorial de la Shoah, mars 2020)

Ce 211ème numéro est consacré à tous les écrits publiés entre 1946 et le milieu des années 1980. Dans les quatre décennies d’après-guerre, les éditeurs du Monde Juif mobilisèrent leurs réseaux nationaux et internationaux pour publier un large éventail d’écrits personnels. Ces récits à la première personne évoquaient des aspects peux documentés de la persécution ou de l’extermination des Juifs, bien au-delà de la France. Parfois ils venaient à l’appui de dossiers historiques ; ou bien ils accompagnaient les grands événements commémoratifs. Paraissent aussi dans la revue des extraits de livres publiés à l’étranger : ainsi le lecteur croise-t-il Jan Karski, Primo Levi ou Leib Rochman. Mais très divers par leur style et leurs auteurs, ces récits personnels sont aussi souvent l’une des seules traces que nous conservons de ces témoins, auquel ce numéro rend hommage en donnant à lire leurs écrits.

 

Les racines intellectuelles de Mein Kampf

 (Revue d’histoire de la Shoah, n°208, ed. Mémorial de la Shoah, mars 2018)

L’objet de ce numéro est l’analyse des multiples sources dont Hitler s’est servi pour rédiger Mein Kampf, dont le premier volume est paru en 1925. D’où viennent ses idées principales ? Quelles furent les étapes marquantes de sa formation idéologique ? Quels textes Hitler a-t-il lus à vienne avant 1913 et à Munich après 1919 ? Quels auteurs, en particulier, ont manifestement nourri sa pensée ? Quelles sont, parmi eux, les sources d’inspiration majeures, surestimées ou secondaires ? Si l’on sait bien aujourd’hui que Mein Kampf ne constitue en rien une oeuvre originale et que ce texte amalgame, souvent de façon confuse, nombre d’idées répandues à l’époque, encore faut-il répertorier ces influences. Leur dénominateur commun est l’antisémitisme.

 

Des philosophes face à la shoah

(Revue d’histoire de la Shoah, n°207, éd. Mémorial de la Shoah, octobre 2017)

Ce numéro se propose d’offrir un tableau de l’apport des philosophes aux réflexions sur la Shoah, dont il s’efforce de présenter diverses faces. Quoique la majorité des philosophes convoqués fut contemporaine du IIIe Reich et du nazisme, un abîme souvent les sépare. Il y a ceux qui, de près ou de loin, furent victimes (Jean Améry, Hannah Arendt), ceux qui n’ont « rien vu » (Paul Ricoeur), ceux qui ont acclamé le Reich et la « destruction des Juifs d’Europe » (Heidegger), contribuant à faire sombrer la philosophie avec eux.

 

 

L’Italie et la Shoah. Représentations, usages politiques et mémoire

(Revue d’histoire de la Shoah, n° 206, éd. Mémorial de la Shoah, mars 2017)

En dépit des lois raciales de 1938 et de sa collaboration avec le Reich, l’Italie fasciste ne participa pas directement à la déportation des Juifs de la péninsule avant septembre 1943. Nombre de Juifs italiens furent protégés et, comparativement à la Yougoslavie voisine, le bilan de la Shoah en Italie y fut parmi les moins meurtriers d’Europe. Aujourd’hui, la mémoire du génocide occupe une place importante : publications, colloques, centres d’histoire se multiplient. Les visiteurs italiens à Auschwitz y constituent numériquement le troisième groupe en importance. Ce second numéro de notre diptyque interroge les méandres d’une mémoire du génocide devenue question d’histoire.

 

 

Les Juifs d’Orient face au nazisme et à la Shoah (1930-1945)

RHS205(N°205, octobre 2016)

En partenariat avec l’Institut Ben Zvi, Jérusalem, Israël

Les communautés juives dispersées du Maroc à l’Irak, de l’Égypte au Yémen, sont bien informées des vicissitudes d’un judaïsme européen qui est alors, de loin, majoritaire. Dès l’avènement des nazis au pouvoir, elles organisent avec plus ou moins de succès le boycott des produits allemands, au risque de se couper des autorités locales comme des mouvements nationalistes arabes. Mais cette solidarité éprouve rapidement ses limites, a fortiori quand la guerre se déclenche en Europe. Pour les communautés juives du monde arabe, le nazisme et la guerre constituent un tournant majeur. En 1945, leur avenir sur leur terre natale semble moins assuré que jamais.

 

 

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