Ciné-Club Confiné

dimanche 01 novembre 2020dimanche 29 novembre 2020

#leMémorialchezvous

 

Suite aux annonces des nouvelles mesures gouvernementales dans le cadre du COVID-19, les projections dans le cadre « Le mois du film documentaire » seront à retrouver en ligne sur notre site internet.

 

DIMANCHE 29 novembre

visible jusqu’au 1er décembre 2020

La Dernière Lettre de Frederick Wiseman

 

États-Unis/France, essai, 61 mn, Idéale Audience et al., 2002.

En empruntant au roman Vie et Destin de Vassili Grossman, cette ultime lettre d’une mère à son fils, écrite peu avant qu’elle ne soit assassinée avec tous les Juifs d’une ville d’Ukraine, en 1941, Frederick Wiseman ajoute à son immense filmographie documentaire une pierre plus fictionnelle et presque théâtrale (la lettre est interprétée par la comédienne Catherine Samie), placée sous le triple signe du témoignage historique, du testament épistolaire et de la déclaration d’amour.

Présentation du film par c et Guillaume Soulez :

 

A propos de Frederick Wiseman :

Frederick Wiseman est l’auteur de 43 documentaires. Son oeuvres rend compte de l’expérience humaine ordinaire dans le cadre de différentes institutions sociales contemporaine.
Il est l’auteur notamment des films documentaires TITICUT FOLLIES, HIGH SCHOOL, WELFARE, JUVENILE COURT, BOXING GYM, LA DANSE, CENTRAL PARK, BALLET, LA COMEDIE FRANCAISE, EX LIBRIS – The New York Public Library, MONROVIA, INDIANA, and CITY HALL. Ainsi que du film La dernière lettre
L’oeuvre majeure de Frederick Wiseman a été recompensée par de très nombreux prix, dont les Emmy Awards.
Frederick Wiseman est également metteur en scène de théâtre.
Il a reçu par ailleurs, le Prix Library Lions Award de la New York Public Library, ainsi que le Prix Pennebaker Award for Lifetime Achievement at the Critics’ Choice Documentary Awards. 
Il a été professeur à l’Université de Harvard, et a reçu le Prix Honorary Award for lifetime achievement from the Academy of Motion Picture Arts and Sciences Board of Directors. Il est membre de l’American Academy of Arts and Sciences, et membre honoraire du de l’American Academy of Arts and Letters.

Quelques mots sur Guillaume Soulez :

Guillaume Soulez est Professeur, Directeur de l’Institut de Recherche sur le Cinéma et l’Audiovisuel, à l’Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3. Il travaille sur les séries télévisées, le documentaire, les relations entre arts et médias (littérature, cinéma, télévision, internet) et sur « La délibération des images» (Communication et Langages, n°176, 2013). Il a notamment publié : Stendhal, le désir de cinéma (Séguier, 2006, avec L. Jullier) ; Quand le film nous parle. Rhétorique, cinéma, télévision (PUF, 2011) ; Sérialité : densités et singularités (dir.), Mise au Point, n°3,openedition.org/map, 2011 ; Le levain des médias. Forme, format, média, revue MEI, n°39, 2015 (dir. avec K. Kitsopanidou) et Le cinéma éclaté. Formes et théorie (dir.), revue CiNEMAS (Montréal), vol. 29, n.1, 2018.
Sur La Dernière Lettre de F. Wiseman : « L’acteur et son ombre, et l’Histoire », in L’acteur de cinéma: approches plurielles, Presses universitaires de Rennes, 2007.

 

Drancy Avenir d’Arnaud des Pallières

visible jusqu’au 1er décembre 2020

 

France, film, 84 mn, Les Films du Requin, 1997.

Synopsis : Drancy Avenir est un film décliné au temps présent tentant de donner une image du passé, celle de la participation de Français à l’extermination des Juifs. Dépourvu d’archives et de témoins à l’écran, le montage télescope trois récits et pose la question cruciale de savoir comment dire et montrer cette tragédie quand les derniers survivants auront disparu.

Présentation du film par Arnaud des Pallières et Martine Robert :

A propos de Martine Robert :

Martine Robert est auteure-réalisatrice de moyens-métrages de fiction et de documentaires, dont Oublie-moi, si tu peux, produit par Quark Productions en 2001. Ce film explicite les choix de vie de survivants juifs hongrois ayant passés leur bac à Budapest en 1944, juste après l’invasion allemande. Elle a aussi été productrice au sein de la société Les Films du Fleuve, puis a longuement travaillé avec Galatée Films sur le développement d’une série sur l’aviation. En parallèle, elle enseigne le cinéma : scénario, réalisation et analyses de films, en free lance, auprès d’un public varié. Elle a publié un article sur Drancy Avenir dans Théorème n°14. Elle travaille à la préparation de deux documentaires.

 

Vous pouvez également visionner jusqu’au 6 décembre
« Le Rapport Karski » de Claude Lanzmann  

 

Jeudi 26 novembre

en ligne jusqu’au 3 décembre 2020 

Jenseits des Krieges (Á l’est de la guerre) de Ruth Beckermann

 

Autriche, documentaire, 117 mn, Aichholzer Filmproduktion, 1996. VOstfr.

Synopsis : Sillonnant l’exposition « Guerre d’anéantissement » montrant, photos à l’appui, les crimes de la Wehrmacht à l’Est, la cinéaste Ruth Beckermann, armée d’une petite caméra vidéo, récolte les impressions des visiteurs. Pour la plupart des anciens soldats qui évoquent à chaud leurs expériences et leurs souvenirs. La diversité des points de vue oscille entre l’embarras, l’impuissance, la honte et un fanatisme inébranlé en dépit de la réalité historique.

Présentation du film par Christa Blümlinger en conversation avec Ruth Beckermann :

 

A propos de Ruth Beckermann (réalisatrice) :

Ruth Beckermann est née à Vienne où elle a également passé son enfance. Après des études de journalisme et d’histoire de l’art ainsi que des séjours d’études à Tel Aviv et à New York, elle soutint sa thèse de doctorat ès lettres. Elle a travaillé en tant que journaliste pour plusieurs journaux en Autriche et en Suisse. En 1978, elle fonda avec deux collègues la maison de distribution de films filmladen et y collabora pendant sept ans. Durant cette période, elle tourna ses premiers films et écrivit ses premiers livres. Depuis 1985, Ruth Beckermann travaille en tant qu’auteur et cinéaste indépendante.

Quelques mots sur Christa Blümlinger :

Christa Blümlinger est professeure en études cinématographiques à l’Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis. Nombreuses publications sur l’esthétique du film, les formes essayistes, l’art des nouveaux média et des avant-gardes, le documentaire, puis sur le cinéma autrichien. Elle a co-fondé le groupe de recherches Théâtres de la mémoire qui vient de publier un choix de textes de Michèle Lagny (Hors cadre. Imaginaires cinématographiques de l’histoire, Hermann, 2020). A paraître : Harun Farocki. Du cinéma au musée (P.O.L., 2021).

 

 

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