Ateliers pédagogiques pour les élèves de collège et de lycée

Ces ateliers sont en priorité destinés aux groupes ayant déjà eu l’occasion d’aborder ou d’approfondir le sujet en classe dans différentes matières. Ils comprennent une visite de 45 minutes environ, suivie de deux heures d’atelier en salle pédagogique.

 

Combattre les préjugés

LA PHILO POUR COMBATTRE LES PRÉJUGÉS

Pour les élèves de Sixième et Cinquième
Au cours d’une séance d’éveil philosophique sont évoqués la nature et les formes des préjugés, leurs liens avec les discriminations, le rejet et la haine de l’autre.

 

LES « ÉTRANGERS INDÉSIRABLES » DANS LA FRANCE DE 1939-1940 (CNRD)

Pour les élèves de la 3e à la Terminale
Espagnols républicains, Allemands et Autrichiens antinazis, Juifs persécutés et apatrides… Au début des années 1930, la France est sans doute l’un des premiers pays au monde à accueillir ces diverses catégories de « réfugiés ». Mais, en novembre 1938, le gouvernement Daladier décide d’interner les « Indésirables ». La France devient alors un piège pour nombre de ces exilés. L’étude des actualités cinématographiques, de la presse et de la radio de l’époque permet aux élèves d’analyser et de mieux comprendre les raisons de ce brutal retournement.

 

AU FAIT C’EST QUOI ÊTRE JUIF ?

Pour les élèves à partir de la 6e
À la veille de la Seconde Guerre mondiale, plus de 300 000 Juifs vivent en France. D’origines, de cultures et de langues diverses, les Juifs de France sont loin de former un groupe homogène. Alors, qu’est-ce qu’être Juif ? Est-ce partager une religion, une histoire ou une culture ? Une destinée commune après la dispersion ? Autant de facettes qui sont évoquées durant l’atelier à l’aide d’images, de textes, d’objets et de mélodies. Une promenade dans le Marais permet ensuite aux participants de découvrir la vie juive d’hier et d’aujourd’hui en réalisant un carnet de bord.

 

LES PRÉJUGÉS : AU QUOTIDIEN ET DANS L’HISTOIRE

Pour les élèves de la 3e à la Terminale
Comment se forment les préjugés ? Comment s’ancrent-ils dans une société ? Comment peuvent-ils déboucher parfois sur un racisme institutionnalisé, ou un génocide ? Les élèves abordent ces questions en analysant les préjugés transmis par le langage ou les images de propagande. Ils s’efforcent également de mettre en perspective le rôle de certains préjugés racistes dans l’histoire du XXe siècle.

 

DÉCONSTRUIRE LES PRÉJUGÉS RACISTES

Pour les élèves de la 2nde à la Terminale
Cet atelier vise à développer l’esprit critique des élèves. Après une visite rapide du musée, ils apprennent à reconnaître des pièges de la pensée à la base de préjugés racistes. Les élèves découvrent également la manière dont certaines erreurs de raisonnement peuvent être exploitées pour attiser la haine et le rejet des autres.

 

DESTINS TSIGANES

Pour les élèves de la 3e à la Terminale
Les nazis et leurs alliés ont assassiné plusieurs centaines de milliers de Tsiganes pendant la Seconde Guerre mondiale. L’atelier revient sur l’histoire de ces massacres dans une bonne partie de l’Europe nazie, et il aborde également l’internement des Nomades en France de 1940 à 1946. Il met aussi en évidence les préjugés, dont restent victimes les Tsiganes de nos jours. À travers la fabrication d’un montage sonore, les élèves sont ensuite invités à mêler leurs voix à des musiques tsiganes d’hier et d’aujourd’hui.

 

LA FABRIQUE DU COMPLOT : HIER ET AUJOURD’HUI

Pour les élèves de la 3e à la Terminale
Rumeurs, théories du complot, photomontages, vidéos truquées… La désinformation est aujourd’hui omniprésente. L’atelier cherche à donner aux élèves des outils pour mieux analyser les images et les discours qui circulent au quotidien sur internet. Il s’agit aussi de leur faire comprendre le rôle et l’impact des réseaux sociaux, tout en stimulant leur sens critique.

 

INFORMATION ET DÉSINFORMATION : USAGES ET BONNES PRATIQUES DES MÉDIAS

Pour les élèves de la 4e à la Terminale
À l’heure où les médias traditionnels sont remis en question et où les réseaux sociaux occupent une place considérable dans la vie quotidienne des élèves, démêler le vrai du faux devient de plus en plus difficile et pourtant nécessaire. Par l’étude des différents supports (textes, photographies, vidéos), les élèves apprennent à mobiliser davantage leur esprit critique, à identifier les sources des informations et à les vérifier. Cet atelier vise à l’appropriation d’outils et de réflexes utiles pour faire face à un flux continu d’informations.

 

NOUVEAUTÉ – AU NOM DE LA LIBERTÉ : ITINÉRAIRES D’ENGAGÉS VOLONTAIRES (CNRD)

Pour les élèves de la 3e à la Terminale
Au cours des deux guerres mondiales,des milliers de Juifs étrangers s’engagent dans l’armée française pour défendre leur patrie d’adoption. En retraçant le destin de ces combattants volontaires (morts pour la France sur les champs de bataille, prisonniers en Allemagne, persécutés par le régime de Vichy, engagés dans les armées alliées ou résistants ayant participé à la libération de la France), l’atelier met en lumière l’action de ces Juifs étrangers qui s’engagent au nom des valeurs et principes de la République.

 

NOUVEAUTÉ – FEMMES EN RÉSISTANCE : LES PREMIÈRES ENGAGÉES (CNRD)

Pour les élèves de la 3e à Terminale
Agent de liaison, convoyeuse d’évadés ou d’enfants juifs, médecin, intellectuelle (…), les femmes ont joué également un rôle essentiel dans la Résistance. Pourtant, dans la Mémoire et l’Histoire leurs actions furent longtemps négligées, tant s’imposait d’abord l’image du Résistant combattant, souvent représenté les armes à la main. En s’attachant à décrire les itinéraires et les actions de cinq figures de résistantes, les élèves s’initieront aussi à la recherche historique, en restituant les parcours de femmes héroïques, engagées d’une manière ou d’une autre dès 1940-41.

 

Décrypter les sons et les images

DES JO DE BERLIN À NOS JOURS : LE SPORT, MIROIR DE NOS SOCIÉTÉS ?

Pour les élèves de la 3e à la Terminale
Utilisée par le pouvoir nazi comme un véritable outil de propagande (cinéma, presse, radio, affiches), la compétition est mise à contribution pour faire des JO de 1936 le symbole de la grandeur du IIIe Reich. Le sport fut ainsi régulièrement instrumentalisé par des régimes politiques suscitant la résistance des sociétés civiles. Cet atelier accorde une large place aux destins de sportifs victimes de persécutions, à la solidarité entre les athlètes et à la médiatisation de leurs combats.

 

LA GUERRE DES ONDES (1940-1944)

Pour les élèves de la 3e à la Terminale
La radio s’est imposée durant les années de guerre comme le principal moyen de propagande et d’information. À partir de documents audiovisuels, l’objectif de l’atelier est de faire entendre les différentes voix en présence et de montrer comment le conflit a été relayé et amplifié par les ondes. Les élèves apprennent à identifier les voix des plus grandes stations (BBC, Radio-Vichy, Radio-Paris) et comprennent que la radio fut aussi une arme de guerre essentielle.
En partenariat avec l’Ina.

 

REPORTERS DE GUERRE

Pour les élèves de la 3e à la Terminale
Les élèves étudient d’abord les contraintes auxquelles devaient faire face les reporters de guerre, allemands et alliés, lorsqu’ils se trouvaient sur le terrain. Ils décryptent ensuite la composition des photographies prises à Paris, Kiev, Bergen-Belsen ou Auschwitz. Ils cherchent enfin à mesurer l’impact de ces images sur la perception du génocide. L’atelier s’achève par la réalisation d’un « carnet de mémoire » comportant les notes et croquis des élèves à partir d’une photographie choisie.

 

S’initier aux pratiques artistiques

 

JOSEPH, JEAN, CLAUDE ET LES AUTRES

Pour les élèves de Sixième et Cinquième
Cet atelier cinématographique repose sur l’analyse d’extraits de films sur la vie d’enfants juifs en France sous l’Occupation. Tout en analysant les choix de mises en scène des réalisateurs et en apprenant les notions du langage cinématographique, les élèves découvrent l’histoire des enfants cachés.

 

L’ÉTOILE DU COMBATTANT

Pour les élèves de Sixième et Cinquième
L’atelier retrace l’itinéraire d’une résistante juive. Les enfants observent les diverses formes d’engagement, du sauvetage à la lutte armée. Des chants, des objets et des documents d’archives aident à mieux saisir les enjeux de cette résistance plurielle.

 

IMAGE DE LA SHOAH À L’ÉCRAN

Pour les élèves de la 3e à la Terminale
Que nous apprennent aujourd’hui les images cinématographiques de la Shoah? Comment s’articule le récit du film, sous quelle forme et au service de quelle Histoire ? Entre histoire et mémoires, la représentation de la Shoah au cinéma pose ainsi des questions essentielles au spectateur qui s’interroge sur la portée des choix opérés. Cet atelier repose ainsi sur la comparaison d’extraits de films et de séries emblématiques.Les séquences retenues permettent aux élèves d’acquérir des notions d’analyse filmique et d’approfondir leur connaissance de la Shoah.

 

L’HISTOIRE S’AFFICHE

Pour les élèves de la 6e à la Terminale
Que nous disent les images ? Comment les analyser et les replacer dans un contexte historique précis ? Cet atelier est un « laboratoire de création d’images » : il fait un lien avec l’Histoire, les images de propagande du passé et celles du présent (médias, réseaux sociaux). Installés au sol, les élèves expérimentent divers jeux graphiques autour des notions de portrait-robot, de caricature et de déshumanisation. Ces exercices leur permettent, ensuite, de décrypter une affiche de propagande.

 

LA CRÉATION ARTISTIQUE EN TEMPS DE GUERRE : UNE FORME DE RÉSISTANCE ?

Pour les élèves de la 2nde à la Terminale
L’art peut-il interroger les événements historiques ? En quoi est-il vecteur de mémoire ? Les grandes étapes de la Shoah sont abordées à travers l’analyse d’œuvres réalisées avant 1945. Une réflexion sur la création contemporaine étend le sujet aux représentations d’après 1945. Les élèves sont ensuite invités à réaliser une œuvre sur un thème donné.

 

TÉMOIGNAGE LITTÉRAIRE

Pour les élèves de la 3e à la Terminale
Les élèves abordent l’histoire de la Shoah par l’étude de textes autobiographiques qui détaillent l’expérience de la Résistance et de la Déportation. Pourquoi écrire ? Quand écrire et sous quelle forme ? La puissance du verbe et la précision du témoignage apparaissent notamment dans les écrits essentiels de Joseph Kessel, Primo Levi, Charlotte Delbo, Romain Gary et Hélène Berr.

 

étapes de mémoire et écriture de l’histoire

DERNIÈRE ADRESSE CONNUE

Pour les élèves de la 3e à la Terminale
Avant la Seconde Guerre mondiale, à l’emplacement du Mémorial vivaient des familles et, parmi elles, des immigrés juifs originaires d’Europe centrale. Après une visite du quartier et à l’aide d’archives et de témoignages, les élèves reconstituent le parcours singulier de ces familles. Ils fabriquent ensuite un petit journal sur cet « espace de vie ».

 

BD POUR MÉMOIRE

Pour les élèves de la 2de à la Terminale
À travers la découverte de bandes dessinées, cet atelier propose d’étudier les génocides des Arméniens, des Juifs et des Tutsi. Les élèves sont invités à réfléchir et à comparer plusieurs albums, notamment Mémé d’Arménie, Maus et Deogratias. Grâce à un récit original et un graphisme particulier, ils abordent,la représentation du processus génocidaire et les questions posées par la transmission de la mémoire.

DES VIES DE PAPIER : TRACES d’itinéraires SINGULIERS DANS LES ARCHIVES

Pour les élèves de la 3e à la Terminale
En découvrant l’itinéraire singulier de familles, d’hommes, de femmes ou d’enfants juifs en France pendant la Seconde Guerre mondiale, les élèves apprennent également à réfléchir à l’usage des archives dans l’écriture de l’histoire.

 

LA JUSTICE FACE AUX GÉNOCIDES

Pour les élèves de 1re et de Terminale
Depuis 1945, la justice s’efforce de répondre aux questions soulevées par les crimes de génocide : quels sont les crimes pouvant être qualifiés de génocide ? Qui sont les responsables de ces crimes ? Comment punir ceux qui y ont participé ? À partir d’archives sonores et visuelles des procès du XXe siècle (notamment Nuremberg en 1945-1946, Eichmann en 1961, Klaus Barbie en 1987 et les Gacacas du Rwanda dans les années 2000), cet atelier vise à amorcer une réflexion sur la manière dont une société se relève d’un génocide et permet aux survivants d’envisager à nouveau une vie commune.

 

A LA RECHERCHE DE DORA BRUDER

Pour les élèves de la 3e à la Terminale
Partant de la lecture d’extraits choisis de Dora Bruder de Patrick Modiano, l’atelier propose de reconstituer, à l’aide de divers documents, une époque marquée à la fois par les persécutions et les moments de bonheur fugace en dépit de ces années terribles. Les élèves sont invités à revenir sur l’itinéraire d’une jeune fille vivant à Paris à l’heure de l’étoile jaune. Dans une dernière partie de l’atelier, les élèves réalisent un travail graphique sur le thème de la fuite et de l’invisibilité, hier et aujourd’hui.

Durée : 3 h (sauf mention spécifique)

Tarif : 75 € (certains ateliers sont gratuits pour les classes de collèges parisiens dans le cadre du partenariat avec la mairie de Paris : + d’infos à la rentrée)

Réservations indispensables 2 mois minimum à l’avance :
Tél. : 01 53 01 17 26 du lundi au vendredi de 9h30 à 17h30 ou reservation.groupes@memorialdelashoah.org

Pour bénéficier du plus grand choix dans les dates, réservez dès à présent.
Profitez des mois d’octobre à décembre pour un meilleur confort de visite.

Des livrets thématiques propres à certains ateliers proposés au Mémorial permettent aux professeurs d’aborder les sujets de l’atelier, en amont, avec leurs élèves. (Gratuit, sur demande à reservation.groupes@memorialdelashoah.org )