Lancement de l’exposition
« Images de la rafle du billet vert » : Une journée de conférences exceptionnelles

dimanche 10 mai 2026 à 14h, 15h et 17h30

Dans le cadre de l’ouverture de l’exposition « Images de la rafle du « billet vert » Une découverte exceptionnelle pour l’Histoire » qui ouvre ce dimanche 10 mai 2026.

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CONFÉRENCES INAUGURALES

Dimanche 10 Mai, à 14h

Les arrestations du billet vert 

Gymnase Japy, 14 mai 1941, rafle dite du « billet vert ». Theodor Dannecker face aux policiers français. ©Mémorial de la Shoah / Harry Croner.

Le 4 octobre 1940, un décret‑loi promulgué par le gouvernement Pétain autorise l’internement des Juifs étrangers.

Entre les 9 et 13 mai 1941, la police française envoie 6 494 convocations sous la forme d’un simple petit papier de couleur verte.

Le 14 mai 1941, quelque 3 700 hommes y répondent. Peu connue du grand public, la rafle du « billet vert » frappe pourtant durablement les

Juifs de Paris. Il s’agit de la première vague d’arrestations massives visant pères, frères et époux. Arrêtés à leur arrivée au gymnase Japy, ils seront ensuite transférés vers les camps de Pithiviers et de Beaune-la-Rolande avant d’être déportés en Pologne.

Les 16 et 17 juillet 1942, les premières victimes de la rafle du Vel d’Hiv seront les femmes et les enfants venus le 14 mai 1941 accompagner les hommes arrêtés.

En présence de JeanMarc Dreyfus, historien, professeur à l’université de Manchester (Royaume-Uni).

 

Dimanche 10 Mai, à 15h

Images et récits d’une rafle

Laurie Cholewa (©) David CholewaLa découverte en septembre 2020 d’un reportage photographique contenant 98 images inédites de la rafle du « billet vert » a ouvert la voie à une meilleure connaissance de cet épisode de l’histoire de la Shoah en France.

Depuis, les équipes du Mémorial ont identifié les lieux et les individus qui figurent sur ces photos, mais aussi leur auteur, un certain Harry Croner, photographe de la Propagandakompanie.

De gauche à droite : Lior Lalieu, Jean-Marc Dreyfus ©DR

Présenté pour la première fois au grand public, cet ensemble inédit redonne visage et corps aux acteurs et victimes du « billet vert », à l’image de Yankiel Zylberberg. Survivant d’Auschwitz et des marches de la mort, il est libéré le 10 mai 1945.

Sa petite-fille, Laurie Cholewa, livre l’enquête qu’elle a menée sur le parcours de déportation de son grand-père, dans son ouvrage Pépé Jacques.

Laurie Cholewa (©) David Cholewa

En présence de Laurie Cholewa, auteure de l’ouvrage Pépé Jacques (Robert Laffont, 2025), et Lior Lalieu, responsable de la photothèque du Mémorial, commissaire de l’exposition et co-autrice de l’ouvrage La Rafle du billet vert. 14 mai 1941 Les photos retrouvées. (Calmann-Lévy, 2026)

En conversation avec JeanMarc Dreyfus, historien et co-auteur de l’ouvrage La Rafle du billet vert. 14 mai 1941 Les photos retrouvées. (Calmann-Lévy, 2026)

À l’issue des conférences, les auteurs dédicaceront leurs ouvrages.

 

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Salomon Buch, un jeune bundiste sous l’Occupation

Dimanche 10 Mai, à 17h30

À l’occasion de la parution d’Un serment à la vie de Salomon Buch, collection des mémoires de survivants de l’Holocauste de la Fondation Azrieli, 2025.

Les membres de la Jeunesse socialiste juive (JSJ), réunis après le 1er congrès qui s’est tenu le 8 mai 1945, à Paris. © Le Centre Medem.

Salomon Buch a 17 ans et vit dans le quartier juif de Belleville lorsque les Allemands envahissent la France. En 1941, son père est arrêté lors de la rafle du « billet vert ». Sur les conseils de ce dernier, Salomon fuit à Lyon, en zone libre. Le 16 juillet 1942, la rafle du Vel d’Hiv emporte le reste de sa famille, à l’exception de Denise, l’aînée de ses sœurs. Dans ce témoignage d’une hypermnésie saisissante, Buch nous livre son histoire et, avec elle, celle de tout un milieu subsistant aujourd’hui à l’état de traces : le Paris du Bund et de ses diverses organisations, dont les liens de solidarité ont perduré pendant et après la guerre.

En présence d’Annette Wieviorka, historienne et préfacière de l’ouvrage, et de Catherine Person, responsable de la Collection française de la Fondation Azrieli.

En conversation avec Constance Pâris de Bollardière, historienne, directrice adjointe du George and Irina Schaeffer Center for the Study of Genocide, Human Rights and Conflict Prevention.

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Evénements sur inscription

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